A l’hôpital, les Français en sont de plus en plus de leur poche!

Les Echos fait savoir que « la facture moyenne pour un patient hospitalisé atteint 511 €

avant intervention de la complémentaire santé et 26 € après remboursement par les mutuelles. […] Il s’agit d’une moyenne, et la somme qui reste à la charge des malades peut être beaucoup plus élevée selon le type de soins et l’établissement concerné », observe le quotidien.

Le journal indique qu’« au final, la facture est «imprévisible». C’est ce que dénonce une étude de l’Observatoire citoyen des restes à charge en santé, piloté par le CISS, qui fédère des associations de patients, le magazine « 60 Millions de consommateurs » et Santéclair, filiale de complémentaires santé ». Les Echos note ainsi que « beaucoup de patients sont exonérés de la quasi-totalité des frais lorsqu’ils sont hospitalisés. C’est le cas de ceux qui sont pris en charge à 100% par la Sécurité sociale au titre d’une ALD ou des bénéficiaires de la CMU. Pour tous les autres, l’addition est variable et elle est quelquefois salée ».
Le journal explique que « les malades hospitalisés doivent d’abord s’acquitter d’un ticket modérateur sur les soins. Lorsqu’il s’agit d’un acte lourd, comme une opération chirurgicale, cette participation est forfaitisée à 18 €. Dans le cas contraire, la participation de l’assuré représente 20% d’un tarif spécifique à chaque établissement. Ce tarif est de 862 € par jour en médecine à l’AP-HP (l’assuré paie alors 172 €) et de… 1.476 € au CHU de Rouen ».
Le quotidien précise que « dans les petits hôpitaux, les écarts sont encore plus criants. Le centre hospitalier de Corte, en Haute-Corse, est 5 fois moins cher que celui de Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, qui détient le record avec un tarif journalier de 2.230 € ! La participation de l’assuré, avant prise en charge par la mutuelle, atteint donc 446 € par jour dans l’établissement lorrain ».
Les Echos note que « l’observatoire critique ces tarifs, qui coûtent de plus en plus cher aux mutuelles, et qui sont fixés de façon «presque discrétionnaire» par l’établissement en accord avec l’agence régionale de santé ».
Le journal s’interroge : « Comment expliquer de tels écarts ? Certains hôpitaux ont fortement augmenté leurs prix pour équilibrer leurs comptes », l’observatoire relevant que « ces tarifs s’apparentent parfois à une variable d’ajustement du budget de l’hôpital ».
Les Echos remarque en outre que la chambre individuelle « est facturée en moyenne 68 € par jour dans les cliniques et 46 € dans les hôpitaux. L’observatoire dénonce des «facturations abusives» dans certains cas où les patients n’ont pas fait explicitement la demande ». Le quotidien ajoute que « dans certains cas, les patients doivent aussi payer les dépassements tarifaires des médecins et autres professionnels de santé. C’est la part de la facture qui est la moins bien remboursée par les complémentaires ».
Le Figaro relate aussi les conclusions de cette étude : « De 360 € à 2230 € par jour : pour une même prestation, la facture est plus ou moins lourde selon les hôpitaux publics ». Le journal note que « 60 millions de consommateurs dénonce des « écarts inadmissibles » de tarifs et des « situations totalement incompréhensibles » ».
Le quotidien souligne qu’« avant remboursement des complémentaires, la participation au coût des soins est la part la plus importante de la note. En écartant les soins exonérés à 100% […] ou pour lesquels un forfait de 18 € est appliqué, […] le patient et/ou sa complémentaire doivent acquitter une somme qui représente 20% du coût du soin. Or, les tarifs qui servent de base de calcul pour ce ticket modérateur de 20%, varient considérablement d’un hôpital à l’autre et sont définis de « manière totalement opaque », selon l’observatoire ».
Le Parisien relaie également les résultats de cette étude, qui « sont aussi surprenants qu’inquiétants. Premier constat : à leur sortie, les personnes hospitalisées doivent acquitter un reste à charge plutôt élevé : 511 € en moyenne… bien plus parfois. Pour 5% des malades, la note dépasse ainsi 2 200 €, voire 5 000 € dans certains cas ».
Ce qui « explique peut-être pourquoi 20% des Français renoncent à se soigner », observe le quotidien.